« Adolescence » : la nouvelle série britannique qui bouleverse Netflix avec son réalisme saisissant

Camille C.
4 Min de lecture

Netflix vient de frapper un grand coup avec la sortie de sa nouvelle mini-série britannique « Adolescence ». Depuis sa mise en ligne le 13 mars, cette production signée Jack Thorne et Stephen Graham s’est propulsée directement en tête du Top 10 de la plateforme, captivant les abonnés avec son approche cinématographique inédite et son traitement sans concession d’un fait divers bouleversant.

Filmée intégralement en plan-séquence, cette série de quatre épisodes plonge les spectateurs dans une enquête haletante autour d’un adolescent de 13 ans accusé de meurtre. Un parti pris technique audacieux qui, couplé à une narration en temps réel, offre une expérience immersive sans précédent dans l’univers des séries.

Un miroir saisissant de la société britannique

Derrière son intrigue policière, « Adolescence » s’attaque à un fléau qui gangrène actuellement le Royaume-Uni : les attaques au couteau chez les jeunes. Le créateur Stephen Graham, dans une interview accordée au Hollywood Reporter, assume pleinement cette inspiration tirée de l’actualité, donnant ainsi à sa série une résonance sociale particulièrement forte.

L’histoire suit le parcours d’un collégien accusé d’avoir poignardé l’un de ses camarades, explorant les répercussions de cet acte à travers le regard d’une psychologue clinicienne et de l’inspecteur en charge de l’enquête. Un triangle narratif qui permet d’aborder la complexité des violences juvéniles sous différents angles.


Les violences au couteau au Royaume-Uni
Le pays fait face à une augmentation alarmante des agressions à l’arme blanche impliquant des mineurs depuis 2020. En 2024, Londres a enregistré un record historique avec plus de 150 incidents mortels, poussant le gouvernement à adopter des mesures d’urgence.

Une prouesse technique révolutionnaire

Le choix du plan-séquence n’est pas qu’un simple effet de style. Cette approche technique exigeante permet de suivre l’action sans aucune coupure, créant une tension permanente qui maintient le spectateur en haleine. Les quatre épisodes se déroulent en temps réel, offrant une immersion totale dans le drame qui se joue.

La réalisation virtuose transforme chaque épisode en une véritable performance technique et artistique. Les mouvements de caméra fluides et la chorégraphie millimétrée des acteurs créent une atmosphère claustrophobe qui renforce l’intensité dramatique du récit.

Des acteurs au sommet de leur art

Au centre de ce dispositif, le jeune Owen Cooper livre une performance époustouflante pour son premier rôle à l’écran. Il est entouré d’acteurs chevronnés comme Stephen Graham (The Chef, Snatch), Christine Tremarco (Good Cop) et Ashley Walters (Missing You), qui apportent profondeur et crédibilité à leurs personnages.


Le plan-séquence au cinéma
Technique de réalisation consistant à filmer une scène en un seul plan, sans montage. Rendu célèbre par des films comme « 1917 » ou « Birdman », ce procédé exige une préparation minutieuse et une coordination parfaite entre tous les intervenants.

Un succès critique retentissant

Les critiques professionnels sont unanimes face à cette série coup de poing. Le HuffPost salue sa « réalisation totalement inédite », tandis que Le Parisien la qualifie de « claque aussi visuelle qu’émotionnelle ». Le Journal du Geek va jusqu’à la présenter comme « un modèle d’écriture et de technicité ».

Sur les réseaux sociaux, l’enthousiasme est tout aussi palpable. Les spectateurs louent particulièrement le réalisme de la série et sa capacité à maintenir une tension constante. « La meilleure série Netflix du moment », « trop intense », « un jeu d’acteur incroyable » sont autant de commentaires qui affluent sur X (anciennement Twitter), témoignant de l’impact considérable de cette production sur son public.