Affaire Emile : Le clan familial éclaté par les écoutes téléphoniques ? Homicide volontaire et recel de cadavre au cœur des gardes à vue

Julie K.
7 Min de lecture

Le crâne d’Émile et les indices qui relancent l’enquête

C’est une randonneuse anonyme qui a retrouvé le crâne de l’enfant en mars 2024, à moins d’un kilomètre de la maison des grands-parents, relançant une enquête jusque-là au point mort. « L’analyse ADN a confirmé en quelques heures qu’il s’agissait bien d’Émile », indique un expert médico-légal. Les ossements, dispersés sur une zone boisée, suggèrent un déplacement volontaire post-mortem, selon les enquêteurs.

Les examens n’ont pas déterminé la cause exacte du décès, le crâne ne présentant ni fracture ni trace d’impact. Mais la méthode d’enfouissement – rapide et peu profond – évoque un acte précipité. « Le sol autour des restes contenait des résidus compatibles avec ceux du jardin des Vedovini », précise une source judiciaire. Ces indices matériels, ajoutés aux contradictions des suspects, ont orienté les magistrats vers l’hypothèse d’une implication familiale.

Procédure judiciaire et onde de choc médiatique

Les gardes à vue, prolongeables jusqu’à 96 heures, doivent permettre aux enquêteurs de confronter les suspects aux preuves accumulées, dont les enregistrements téléphoniques. « Les avocats des Vedovini contestent fermement les charges, mais les éléments sont tangibles », nuance une source proche du parquet. Dans le même temps, les perquisitions se poursuivent à La Bouilladisse pour rechercher des traces matérielles liées au recel de cadavre.

Sur les réseaux sociaux, le hashtag #JusticePourEmile engrange des milliers de publications, oscillant entre colère et incompréhension. Des proches de la famille évoquent une « campagne de dénigrement », tandis que d’autres appellent à la prudence. Les médias anticipent déjà une éventuelle reconstitution sur les lieux de la disparition, ultime étape pour éclaircir le mystère entourant la mort du petit garçon.