Dans une interview explosive diffusée sur Canal+ dans l’émission « Téléphone Rose », Bérangère Krief bouscule les codes et fait trembler les tabous. L’humoriste, connue pour son franc-parler et son humour décapant, s’est livrée sans filtre sur sa vie intime lors d’un échange avec la performeuse Lele O, provoquant un véritable séisme médiatique et sociétal.
Plus qu’une simple confession, c’est un véritable manifeste pour la liberté sexuelle féminine que l’artiste a livré aux téléspectateurs. En assumant ouvertement avoir eu plus de 30 partenaires et en déconstruisant les préjugés liés au « body count » féminin, Bérangère Krief s’impose comme une voix forte du féminisme moderne.
La parole libérée comme acte de résistance
« Coucher avec 10 personnes par an, c’est rien ! » lance-t-elle avec l’assurance qui la caractérise. Une déclaration qui résonne comme un pavé dans la mare de la bien-pensance. L’humoriste va plus loin en partageant sa vision joyeuse et décomplexée de la sexualité : « J’aime bien rigoler au lit, j’aime quand c’est joyeux. »
Cette prise de position courageuse marque une évolution significative dans son rapport à elle-même. « Je me suis longtemps confrontée au désir des hommes, j’étais en demande permanente d’expériences… Aujourd’hui, je suis un sujet, plus un objet désirant! », affirme-t-elle avec conviction.
Comprendre le « body count »
Expression anglo-saxonne désignant le nombre de partenaires sexuels qu’une personne a eu dans sa vie. Ce terme, souvent utilisé de manière péjorative envers les femmes, fait l’objet de débats sur la double morale sexuelle dans notre société.
De la rupture à la renaissance
Ce nouveau chapitre de sa vie contraste avec son passé amoureux, notamment marqué par une rupture douloureuse en 2022. Alors fiancée et sur le point de se marier, elle avait dû annuler ses projets de noces, une expérience qu’elle a su transformer en force créative à travers son spectacle « Amour ».
Sur Instagram, l’humoriste poursuit sa démarche libératrice en publiant une vidéo où elle confronte avec humour les réactions masculines face au passé intime des femmes. Cette séquence, devenue virale, illustre parfaitement sa capacité à utiliser le rire comme outil de déconstruction sociale.
Un message qui résonne
Les réseaux sociaux s’enflamment suite à ses déclarations, générant un flot de témoignages et de soutiens. « Non mais, laissez-nous et nos body counts » ou « Trente personnes avec qui tu couches dans ta vie c’est parfait. Dix c’est parfait. Soixante c’est parfait également » peut-on lire parmi les nombreux commentaires positifs.
Le « slut shaming » en question
Pratique consistant à stigmatiser et culpabiliser les femmes pour leur comportement sexuel. Ce phénomène social, dénoncé par les mouvements féministes, reflète la persistance de stéréotypes sexistes dans notre société.
Une voix qui porte le changement
À travers son discours franc et son humour percutant, Bérangère Krief participe activement à la déconstruction des préjugés liés à la sexualité féminine. Son message résonne particulièrement auprès d’une génération en quête d’authenticité et de liberté dans l’expression de sa sexualité.
La comédienne prouve qu’il est possible d’aborder des sujets sensibles tout en gardant sa signature humoristique. Son approche, mêlant sincérité et légèreté, contribue à faire évoluer les mentalités sur la place des femmes dans la société et leur droit à disposer librement de leur corps et de leur sexualité.