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Caen : Le père du bébé retrouvé mort mis en examen pour « meurtre »

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Un drame épouvantable a été découvert jeudi dernier dans un appartement de Caen, où le corps sans vie d’un bébé de quatre mois et demi a été retrouvé en état de décomposition avancée. Cette macabre découverte a mené à la mise en examen du père du nourrisson pour “meurtre sur mineur de quinze ans”, tandis que la mère est poursuivie pour “recel de cadavre”. Cette affaire sordide soulève de nombreuses questions sur les circonstances ayant conduit à ce tragique événement.

Selon les déclarations des parents aux enquêteurs, le bébé serait décédé le 15 mars 2024, soit près de trois semaines avant la découverte de son corps. Le père, âgé de 25 ans, aurait reconnu avoir porté des coups fatals à son enfant. Le petit corps sans vie serait ensuite resté dans l’appartement familial pendant cette longue période, dissimulé aux yeux de tous. Les raisons qui ont poussé le père à commettre cet acte innommable restent encore à éclaircir.

Suite à ses aveux, le père du nourrisson a été mis en examen pour “meurtre sur mineur de 15 ans”, un chef d’accusation passible de la réclusion criminelle à perpétuité. Il est également poursuivi pour “violence habituelle sur mineur”, laissant supposer que le bébé avait déjà subi des mauvais traitements avant le drame. La justice devra faire toute la lumière sur le rôle du père dans ce crime odieux et sur les éventuelles violences antérieures subies par l’enfant.

La mère du bébé, âgée de 21 ans, n’a pas été épargnée par la justice. Elle a été mise en examen pour “recel de cadavre et non-assistance à mineur de quinze ans en danger”, des faits punis d’une peine maximale de sept ans d’emprisonnement. Si elle n’est pas directement accusée du meurtre, son silence et son inaction pendant ces trois semaines soulèvent de nombreuses interrogations. Les enquêteurs devront déterminer si elle a été complice ou si elle a subi des pressions de la part de son compagnon pour garder le silence.

Après la mort du bébé, son corps a été dissimulé dans l’appartement familial pendant près de trois semaines. Selon les informations communiquées par le procureur de la République de Caen, Joël Garrigue, le petit corps sans vie avait été “recouvert de plusieurs couches de textiles et objets destinés à éviter la propagation des odeurs de décomposition”. Cette tentative de dissimulation témoigne de la volonté des parents de cacher leur crime odieux. C’est finalement la mère qui, ne supportant plus cette situation, a décidé de révéler les faits à sa famille et à la police.

Au-delà du drame vécu par le nourrisson, cette affaire met également en lumière les violences subies par la mère du bébé. Lors de ses déclarations aux enquêteurs, la jeune femme a confié avoir été victime de violences de la part de son compagnon. Ce contexte de violences conjugales ajoute une dimension supplémentaire à cette tragédie et soulève des questions sur la situation familiale dans laquelle évoluait le bébé. Les enquêteurs devront déterminer si ces violences ont pu jouer un rôle dans le passage à l’acte du père.

Face à la gravité des faits, une information judiciaire a été ouverte par le parquet de Caen. Cette enquête approfondie devra faire toute la lumière sur les circonstances exactes du drame et sur le rôle de chacun des parents. Dans l’attente des résultats de l’investigation, le juge des libertés a décidé de placer les deux parents en détention provisoire. Cette mesure vise à éviter toute concertation entre les mis en cause et à prévenir d’éventuelles pressions sur les témoins.

La découverte du corps de ce bébé de quatre mois et demi a suscité une vive émotion au sein de la population caennaise et plus largement dans tout le pays. Ce drame rappelle tragiquement la nécessité de renforcer la prévention et la lutte contre les violences faites aux enfants. Les résultats de l’enquête seront attendus avec impatience pour comprendre comment une telle tragédie a pu se produire et si des signaux d’alerte auraient pu être détectés par l’entourage ou les services sociaux.

Le meurtre de ce nourrisson et la mise en examen de ses parents pour des faits d’une extrême gravité ont plongé la ville de Caen dans la stupeur et l’incompréhension. Au-delà de l’émotion légitime suscitée par ce drame, cette affaire doit nous interroger sur les moyens de prévenir de tels actes et de protéger les enfants victimes de violences. La justice devra faire preuve d’une grande rigueur dans l’instruction de ce dossier, afin que toute la lumière soit faite sur les circonstances ayant mené à ce geste innommable et que les responsables répondent de leurs actes devant les tribunaux.


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