Changement d’heure : les recommandations des médecins pour prévenir la fatigue printanière

Camille C.
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Le changement d’heure approche à grands pas et avec lui son lot de perturbations sur notre organisme. Dans moins de deux semaines, nous devrons tous avancer nos montres d’une heure, marquant ainsi le passage tant attendu à l’heure d’été. Si cette transition annonce l’arrivée des beaux jours et des soirées plus longues, elle n’est pas sans conséquence sur notre santé et notre bien-être.

Les médecins tirent la sonnette d’alarme : cette modification brutale de notre rythme de vie peut entraîner une fatigue importante chez de nombreux Français. Avec la perte d’une heure de sommeil dans la nuit du 30 au 31 mars, notre organisme devra s’adapter à un nouveau cycle, un processus qui n’est pas aussi simple qu’il n’y paraît.

Un impact réel sur notre horloge biologique

Le changement d’heure n’est pas qu’une simple modification de nos habitudes quotidiennes. Il représente un véritable bouleversement pour notre système circadien, cette horloge biologique interne qui régule nos cycles de sommeil et d’éveil. Les études scientifiques démontrent que cette perturbation peut avoir des conséquences importantes : troubles du sommeil, baisse de la vigilance, risques accrus d’accidents de la route et du travail.


Le système circadien, qu’est-ce que c’est ?
Notre horloge biologique interne qui fonctionne sur un cycle de 24 heures et régule de nombreuses fonctions physiologiques : sommeil, température corporelle, production d’hormones, etc. Elle est principalement influencée par la lumière naturelle et nos habitudes quotidiennes.

Les experts soulignent que certaines catégories de la population sont particulièrement vulnérables face à ce changement. Les enfants, les personnes âgées, les adolescents et les travailleurs de nuit risquent de ressentir plus fortement les effets de cette transition. Pour ces groupes, l’adaptation peut s’étendre sur plusieurs semaines, voire plusieurs mois.

Les recommandations des spécialistes pour une transition en douceur

Pour minimiser l’impact du passage à l’heure d’été, les médecins préconisent une préparation progressive. Dès maintenant, il est conseillé de modifier légèrement ses horaires de coucher, en avançant progressivement son heure de sommeil de 15 à 20 minutes chaque soir. Cette adaptation graduelle permettra à l’organisme de mieux gérer la transition.

La veille du changement d’heure, plusieurs précautions s’imposent : éviter les écrans et les repas copieux en soirée, privilégier les activités relaxantes comme un bain chaud, et surtout, ne pas se coucher trop tard. Le jour J, il est recommandé de maintenir ses horaires habituels de réveil et de s’exposer rapidement à la lumière naturelle.

Les alliés naturels contre la fatigue printanière

La lumière joue un rôle crucial dans l’adaptation de notre organisme. Les spécialistes recommandent de profiter au maximum de la lumière naturelle, particulièrement le matin. Cette exposition aide à réguler notre horloge interne et favorise la production de vitamine D, essentielle pour notre vitalité.


Le rôle de la lumière naturelle
L’exposition à la lumière du jour, surtout le matin, permet de synchroniser notre horloge biologique et stimule la production de sérotonine, l’hormone du bien-être. Elle aide également à la synthèse de la vitamine D, essentielle pour notre système immunitaire et notre moral.

Vers la fin des changements d’heure ?

Cette question du changement d’heure saisonnier fait débat au niveau européen. Bien que sa suppression ait été votée en 2019, les États membres doivent encore s’accorder sur l’heure à adopter définitivement. La majorité de la communauté scientifique préconise le maintien de l’heure d’hiver, argumentant qu’un passage permanent à l’heure d’été entraînerait des levers de soleil particulièrement tardifs en hiver, avec des conséquences potentiellement néfastes sur la santé des populations.