Le jour où tout a basculé pour le père Gilliot
Septembre 2024 marque un tournant brutal pour Claude Gilliot : l’évêché le relève de ses fonctions sans audience préalable ni justification. « Il a frappé à toutes les portes, mais l’institution l’a ignoré », révèle un ami proche du prêtre. Une mise à l’écart qui intervient trois mois après la menace proférée par Philippe Vedovini de « le faire renvoyer » suite à la diffusion de la photo controversée.
Le 15 mars 2025, dix jours après la levée de garde à vue des Vedovini, Claude Gilliot met fin à ses jours. Sa sœur établit un lien direct avec les « pressions insoutenables de la famille », bien que la justice écarte officiellement cette corrélation. Damien Delseny, expert judiciaire, nuance : « La coïncidence temporelle interroge, mais ne constitue pas une preuve ». Les derniers SMS du religieux à ses proches, évoquant un « devoir de vérité », alimentent cependant les théories sur un possible ultime témoignage.
L’énigme persistante qui hante les enquêteurs
Les déclarations posthumes de Claude Gilliot continuent de peser sur l’enquête malgré l’absence de preuves matérielles contre les Vedovini. « Son témoignage sur les violences présumées de Philippe reste une pièce à charge, mais insuffisante pour une inculpation », explique un procureur sous couvert d’anonymat. Les cyberexperts de la police technique analysent désormais la photo controversée d’Émile à la recherche d’« indices invisibles à l’œil nu ».
La proximité chronologique entre le suicide du prêtre et la levée de garde à vue des grands-parents alimente les interrogations. « Y a-t-il un message caché dans son geste ultime ? Rien ne le prouve, mais tout le suggère », souligne Damien Delseny. Alors que la justice maintient son classement sans suite, les proches d’Émile réclament une nouvelle audition des Vedovini, convaincus que la clé du mystère réside dans ces tensions religieuses et familiales exacerbées.