free website hit counter

Disparition d’Erwan, 18 ans : pas de traces de violence sur le corps repêché dans les Deux-Sèvres

Page 1 sur 1

Le corps sans vie d’un jeune homme portant les papiers d’identité d’Erwan Blais, un étudiant disparu en février, a été découvert jeudi 4 avril 2024 dans une rivière à Moncoutant-sur-Sèvre, commune des Deux-Sèvres. Cette découverte macabre a été faite par un pêcheur peu après 16h15 dans un bras de la Sèvre Nantaise, là même où le jeune homme de 18 ans avait été aperçu pour la dernière fois. Le procureur de la République de Niort, Julien Wattebled, a annoncé cette triste nouvelle par communiqué, suscitant l’émoi et la consternation parmi les proches d’Erwan et la communauté locale.

Dès la découverte du corps, les militaires de la brigade nautique de La Rochelle ont été dépêchés sur place pour le ramener sur les berges. Un premier examen a alors été effectué par le médecin légiste et les techniciens en identification criminelle de la gendarmerie. Bien que les papiers d’identité trouvés sur le corps soient au nom d’Erwan Blais, le procureur a souligné que l’identification formelle ne pouvait être établie à ce stade. Pour déterminer avec certitude l’identité de la victime et les causes de la mort, Julien Wattebled a ordonné une autopsie ainsi qu’une expertise génétique.

Le vendredi 5 avril 2024, soit le lendemain de la découverte du corps, le parquet de Poitiers a communiqué les premiers résultats de l’autopsie réalisée à l’institut médico-légal de la ville. Selon le procureur Julien Wattebled, aucune lésion évocatrice de violence, de saisie, de contrainte ou de défense pouvant faire suspecter l’intervention violente d’un tiers n’a été mise en évidence. À ce stade, l’hypothèse principale privilégiée par les enquêteurs est celle d’un décès par noyade. Le corps retrouvé était vêtu d’un pantalon et d’un sweat-shirt, tenue similaire à celle que portait Erwan Blais la nuit de sa disparition, à savoir un sweat vert foncé de la marque Nike, un pantalon noir et des baskets noires et blanches.

Erwan Blais, 18 ans, était étudiant à l’université de Poitiers. Sa disparition a été signalée le 11 février 2024, lendemain d’une soirée passée avec des amis à La Morinière, une discothèque située à Moncoutant-sur-Sèvre. Dès le 12 février, la gendarmerie a lancé un appel à témoins et une information judiciaire pour disparition inquiétante a été ouverte. Les proches d’Erwan, notamment sa belle-mère, ont exprimé leur angoisse et leur désarroi face à cette situation dramatique, espérant de tout cœur que le jeune homme soit retrouvé sain et sauf.

L’enquête a révélé qu’Erwan Blais avait quitté la discothèque La Morinière vers 1h45 du matin, après avoir été mis dehors par les agents de sécurité qui l’avaient surpris en train d’uriner dans les cuisines de l’établissement. Une fois à l’extérieur, le jeune homme aurait tenté d’escalader une butte de terre remplie de ronces, avant qu’un caissier ne lui coure après pour l’en empêcher. Les images de vidéoprotection ont confirmé la présence d’Erwan sur le parking de la discothèque. Il devait ensuite attendre avec ses amis que les parents de l’un d’entre eux viennent les chercher. Son téléphone a émis des signaux jusqu’à 2h50 cette nuit-là, puis plus rien.

Très rapidement après le signalement de la disparition d’Erwan Blais, une grande mobilisation s’est mise en place pour tenter de le retrouver. Sa belle-mère a lancé un appel poignant à la mobilisation citoyenne, demandant humblement à chacun de fouiller inlassablement chaque recoin, dans l’espoir de trouver un indice qui permettrait de comprendre ce qui est arrivé à son beau-fils. Une battue rassemblant 120 personnes a été organisée, tandis que les forces de l’ordre déployaient d’importants moyens pour fouiller le secteur de La Morinière, parsemé d’étangs dédiés à la pêche et bordé par la Sèvre Nantaise. Des dizaines de gendarmes, épaulés par des plongeurs, des chiens, un drone et un hélicoptère, ont ratissé la zone pendant plusieurs jours, en vain.

La découverte du corps portant les papiers d’identité d’Erwan Blais, plus d’un mois et demi après sa disparition, laisse présager une issue tragique à cette affaire qui a tenu en haleine la région et suscité une vive émotion au niveau national. Si les premiers éléments de l’enquête privilégient la thèse d’une noyade accidentelle, il faudra attendre les résultats définitifs de l’identification et des causes de la mort pour confirmer cette hypothèse et écarter définitivement la piste criminelle. Cette disparition dramatique, qui a mobilisé de nombreux moyens et bénévoles, restera à jamais gravée dans la mémoire des proches d’Erwan et de la communauté locale, endeuillée par la perte d’un jeune homme prometteur, brutalement arraché à la vie. Puissent les réponses apportées par l’enquête, aussi douloureuses soient-elles, apporter un peu de réconfort et de paix à ceux qui l’aimaient.


Page 1 sur 1

Leave a Comment