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« Elle reste traumatisée »: la mère de la collégienne agressée à Montpellier donne de ses nouvelles

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Une collégienne de 13 ans, Samara, a été victime d’une agression d’une violence inouïe devant son établissement scolaire à Montpellier. Cet événement tragique a choqué la communauté éducative et a suscité l’indignation de nombreux Français. La mère de Samara, Hassiba, a pris la parole sur BFMTV pour témoigner de l’épreuve traversée par sa fille et sa famille, et pour alerter sur les dangers du harcèlement scolaire.

L’agression de Samara s’est déroulée le mardi 3 avril 2024, devant le collège Arthur Rimbaud où elle est scolarisée. Trois individus, dont une mineure de 14 ans, ont violemment frappé la jeune fille, la laissant inconsciente au sol. Cet acte de barbarie a été perpétré dans un contexte de harcèlement scolaire, dont Samara était victime depuis plus d’un an.

Lors de son intervention sur BFMTV, Hassiba a donné des nouvelles de l’état de santé de sa fille. Samara est sortie du coma et s’est réveillée, ce qui constitue un premier soulagement pour sa famille. Cependant, la jeune fille reste profondément traumatisée par l’agression qu’elle a subie. Hassiba a pu voir sa fille et la prendre dans ses bras, mais elle confie que Samara est « vraiment dans un état très mal, elle est un peu perdue et désorientée ».

La mère de famille évoque une « amnésie partielle » dont souffre Samara, probablement due au choc de l’agression. À l’heure actuelle, la durée de l’hospitalisation de la collégienne n’est pas encore connue. Les médecins devront évaluer les séquelles physiques et psychologiques de cette terrible épreuve, afin de proposer à Samara un suivi adapté.

Lors de son audition, Hassiba a révélé que sa fille était victime de harcèlement depuis plus d’un an et demi, de la part d’une jeune fille de 14 ans scolarisée dans le même établissement. « Cette jeune fille s’est focalisée sur Samara, elle lui a fait la misère depuis un an et demi », témoigne la mère de famille, précisant que les agissements de la harceleuse étaient devenus hebdomadaires.

En juin 2023, la jeune fille avait été sanctionnée par le collège après avoir pris Samara en photo et lancé un « appel au viol » sur les réseaux sociaux. Malgré deux jours d’exclusion et une intervention de la gendarmerie, la harceleuse a poursuivi ses agissements malveillants. « Elle a tout supprimé », déplore Hassiba, qui a tenté de signaler le contenu sur une plateforme dédiée.

La mère de Samara décrit un harcèlement incessant, la jeune fille créant de faux comptes pour monter les autres élèves contre sa fille. « Elle est constamment sur elle, elle crée des faux comptes et insinue aux personnes que c’est Samara pour que tout le monde puisse se retourner contre elle », explique Hassiba. Selon elle, la harceleuse a « monté de niveau dans sa méchanceté » en orchestrant le guet-apens dont Samara a été victime.

D’après les témoignages d’amis de Samara, l’agression de la collégienne avait été planifiée plusieurs jours à l’avance sur les réseaux sociaux. « Il y a eu un appel sur les réseaux sociaux à ce que tous les collégiens aux alentours se rendent au collège pour la frapper », révèle Hassiba. Un premier rendez-vous avait été fixé au vendredi précédent pour « passer à tabac » Samara, mais la jeune fille avait prétexté un mal de ventre pour ne pas se rendre au collège ce jour-là.

Malheureusement, l’appel à l’agression a été reprogrammé pour le mardi 3 avril. Le professeur principal de Samara a prévenu Hassiba en milieu de journée, l’informant de la présence de jeunes menaçants à l’extérieur de l’établissement. La mère de famille a alors contacté à deux reprises la vie scolaire, les implorant de ne pas laisser sortir sa fille qui était en danger. Cependant, malgré ces appels, Samara a été autorisée à quitter le collège, tombant ainsi dans le guet-apens tendu par ses agresseurs.

Hassiba affirme avoir été « soutenue » par les équipes du collège Arthur Rimbaud, mais déplore le fait que la vie scolaire ait laissé sortir Samara malgré ses appels répétés les avertissant du danger. « Il m’a préconisé d’aller la récupérer à la fin des cours ce que j’allais faire et de là j’ai appelé la vie scolaire à deux reprises pour leur dire de ne pas laisser sortir ma fille qui était en danger et ils l’ont laissée sortir », raconte-t-elle.

La mère de famille dénonce la barbarie de l’agression, soulignant la volonté des agresseurs de s’en prendre mortellement à sa fille : « Ils étaient là pour vraiment la tuer (…) elle était inconsciente au sol et on a continué à la rouer de coups. Si ce n’est pas de la barbarie c’est quoi ? ».

Suite à cette agression d’une violence inouïe, trois mineurs ont été interpellés par les forces de l’ordre. La jeune fille de 14 ans, principale harceleuse de Samara, se trouve toujours en garde à vue. Deux autres individus, âgés de 14 et 15 ans, ont également été appréhendés par la police dans le cadre de cette affaire.

L’agression de Samara met en lumière la gravité du harcèlement scolaire et ses conséquences dramatiques. Ce fléau, qui gangrène les établissements scolaires, doit être combattu avec la plus grande fermeté. Il est impératif que les pouvoirs publics, les équipes éducatives et les parents d’élèves se mobilisent pour prévenir ces situations et protéger les jeunes victimes.

Le témoignage poignant d’Hassiba, la mère de Samara, doit servir d’électrochoc à notre société. Il est temps de briser la loi du silence qui entoure trop souvent le harcèlement scolaire et d’encourager les victimes à parler, tout en sanctionnant sévèrement les auteurs de ces actes intolérables.

Les suites judiciaires de cette affaire seront suivies avec attention, dans l’espoir que justice soit rendue à Samara et à sa famille. Au-delà de ce cas individuel, c’est une prise de conscience collective qui doit s’opérer pour endiguer ce fléau qui n’a que trop duré. Chaque acteur de la société a un rôle à jouer pour faire du harcèlement scolaire un lointain et douloureux souvenir.


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