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Fuyez le plus loin possible si vous voyez quelqu’un avec ces tatouages.

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Les tatouages ont toujours été un moyen d’expression puissant, permettant aux individus de communiquer leur identité, leur appartenance à un groupe ou encore leur vécu. Dans l’univers carcéral, cette forme d’art corporel prend une dimension particulière. En effet, les tatouages arborés par les détenus ne sont pas de simples ornements esthétiques, mais ils transmettent des messages précis, compréhensibles uniquement par ceux qui en connaissent les codes. Décrypter ces tatouages permet de mieux comprendre la hiérarchie et les relations qui se tissent au sein des prisons.

Parmi les tatouages les plus emblématiques du milieu carcéral, on retrouve celui des larmes. Situées sous l’œil, une ou plusieurs larmes peuvent avoir différentes significations. Généralement, ce tatouage indique que le détenu purge une longue peine d’emprisonnement ou qu’il a commis un meurtre. La larme symbolise alors la tristesse d’avoir pleuré la mère de la personne assassinée. Ce motif peut également faire référence à une tentative d’assassinat ou à la volonté de venger un ami assassiné. Une larme remplie d’encre signifie que le détenu a au moins un crime à son actif, et chaque nouveau meurtre est représenté par l’ajout d’une nouvelle larme.

Au-delà de l’univers carcéral, le tatouage a toujours été une forme d’expression graphique importante dans différentes cultures et sociétés. Les tatouages tribaux, par exemple, permettent de marquer l’appartenance d’un individu à un clan ou à une communauté. Aujourd’hui, le tatouage est devenu un ornement corporel populaire, transcendant les classes sociales et les origines. Bien plus qu’un simple élément esthétique, il véhicule des valeurs de rébellion et d’anticonformisme, permettant à chacun d’affirmer son identité et sa singularité.

Autrefois réservés à une frange marginale de la population, comme les marins ou les prisonniers, les tatouages ont longtemps été stigmatisés et associés à des comportements déviants. Certaines communautés, comme les fans de métal ou les punks, ont contribué à populariser cette pratique, en en faisant un véritable marqueur identitaire. Aujourd’hui, le tatouage s’est démocratisé et banalisé, touchant un public de plus en plus large. Cependant, dans le milieu carcéral, les tatouages conservent une signification particulière, bien éloignée des considérations esthétiques.

Pour les détenus, les tatouages sont un moyen de marquer leur appartenance à un groupe, mais aussi de s’imposer et de dissuader les autres prisonniers. Véritable carte d’identité, ils renseignent sur le passé criminel de celui qui les porte, pour qui sait en décoder le sens. Nombre d’années passées en prison, crimes commis, affiliations à des gangs… Les tatouages de prisonniers constituent un CV détaillé, permettant aux initiés de connaître le parcours et la dangerosité d’un détenu au premier coup d’œil.

Pour mieux comprendre l’univers codé des tatouages de prisonniers, l’ouvrage “Mauvais Garçons” de Jérôme Pierrat et Eric Guillon est une référence incontournable. Véritable plongée dans l’univers carcéral, ce livre décrypte la signification de ces marquages corporels si particuliers. Comme le souligne Jérôme Pierrat dans une interview accordée à Mediapart, “Au premier regard, ces tatouages peuvent passer pour de vulgaires marques décoratives. Aux yeux des initiés, ils sont une véritable carte d’identité.” Un constat qui illustre parfaitement la complexité et la richesse de ce langage codé.

Dans cet article, nous vous proposons de découvrir 14 motifs de tatouages de détenus et leur signification. Au-delà de leur apparence esthétique, ces tatouages véhiculent des messages forts, compréhensibles uniquement par ceux qui en maîtrisent les codes. De la simple larme sous l’œil aux motifs plus complexes, chaque tatouage raconte une histoire et témoigne du vécu de celui qui le porte. Une plongée fascinante dans un univers méconnu, où l’art corporel devient un véritable moyen de communication.

Les tatouages de prisonniers constituent un univers codé, dont la compréhension nécessite une connaissance approfondie des codes et des symboles qui les composent. Bien loin des considérations esthétiques, ces marquages corporels sont de véritables cartes d’identité, renseignant sur le passé et la personnalité de ceux qui les arborent. Avant de franchir le pas et de se faire tatouer, il est donc essentiel de prendre le temps de la réflexion et de s’interroger sur le sens que l’on souhaite donner à ce geste. Car au-delà de l’encre sous la peau, c’est une part de notre histoire que nous choisissons d’afficher au regard du monde.


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