Lio dans le documentaire Netflix sur Bertrand Cantat : Krisztina voulait me dire quelque chose… avant son geste tragique

Julie K.
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Bertrand Cantat : entre minimisation médiatique et condamnation tardive

En 2004, Bertrand Cantat est condamné à huit ans de prison pour le meurtre de Marie Trintignant, mais n’en purge que quatre. Le documentaire rappelle comment les médias ont initialement relayé l’idée d’un « crime passionnel », occultant la réalité des violences conjugales. Lio, elle, dénonce dès 2003 cette « banalisation insupportable », notamment lors de son passage dans Tout le monde en parle, où elle décrit le visage « détruit » de Marie.

Vingt ans plus tard, De rockstar à tueur… questionne cette culture de l’impunité. Des experts y analysent le décalage entre la gravité des actes et la clémence judiciaire, soulignant que seul 1% des féminicides aboutissent à une condamnation en France. Le documentaire interroge aussi le silence des proches de Cantat, contrastant avec la parole libérée de Lio, décrite comme une « lanceuse d’alerte » avant l’heure.

Lio, entre deuil et combat : son message pour les victimes

Lio, endeuillée par la mort de son fils Diego en 2024, trouve dans le documentaire une tribune pour défendre les victimes de violences conjugales. « Témoigner, c’est redonner une voix à Marie et Krisztina », explique-t-elle, soulignant son espoir de « faire évoluer l’opinion publique ». Son engagement puise dans une double tragédie : la perte de son enfant et l’impuissance face au destin de ses amies.

Le documentaire se clôt sur un appel de Lio à briser les silences : « Quand une femme dit « je ne vais pas bien », il faut croire ses mots, pas ses sourires. » Un message amplifié par Netflix, qui espère ainsi contribuer à une prise de conscience collective, loin des clichés médiatiques qui ont entouré l’affaire Cantat.