La guerre silencieuse entre le prêtre et le grand-père d’Émile
La photo des parents d’Émile, transmise par Claude Gilliot à la presse en 2023, cristallise le conflit. Philippe Vedovini, grand-père de l’enfant, y voit une « offense » et une trahison de confiance, rompant définitivement les liens avec le prêtre. Selon la sœur de ce dernier, cette décision aurait motivé la mise à l’écart systématique du religieux lors des cérémonies, orchestrée par la famille.
Privé de son ministère, Claude Gilliot sombre dans un isolement profond. « Sans ses fonctions, il a perdu sa raison d’être », confie un proche, décrivant une détresse spirituelle aggravée par l’altercation avec Vedovini. Ce dernier, bien que libéré de garde à vue, reste un acteur clé du drame, son refus de pardonner au prêtre alimentant les spéculations sur les causes réelles du suicide.
Enquête et réactions institutionnelles : où en est-on ?
Le diocèse d’Aix et Arles affirme qu’« aucune information officielle ne remet en cause le caractère naturel » du décès de Claude Gilliot, précisant que le prêtre relevait de l’Ordre des Frères Prêcheurs, non de sa juridiction. La perquisition du 26 mars viserait à éclaircir d’éventuels documents liés à l’affaire Émile, sans que les enquêteurs ne communiquent sur des pistes précises.
Les tensions entre le religieux et la famille Soleil nourrissent les spéculations : suicide par désespoir ou pression morale extérieure ? Si le diocèse appelle à la « prudence », les proches du prêtre et les internautes s’interrogent sur le rôle exact de Philippe Vedovini dans cette tragédie en cascade. L’enquête, toujours en cours, doit encore démêler les fils d’un dossier aux ramifications complexes.