Myriam Jaouen, auxiliaire de puériculture, a forcé la petite Lisa (11 mois) à boire du Destop « Mange et… » — ses recherches téléphoniques glaçantes révélées au procès

Julie K.
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Les preuves irréfutables : l’historique des recherches téléphoniques décrypté

À 8h07, soit 7 minutes après le départ du père de Lisa, Myriam Jaouen saisit sur son téléphone : « Que faire quand un enfant a mangé un déboucheur pour toilette ? ». Une requête suivie à 8h12 par « gouache avaler », puis « peinture acrylique toxique bébé », révélant sa stratégie de camouflage. Ces données, extraites par les cyber-enquêteurs, placent l’acte avant l’arrivée des témoins.

L’historique du smartphone démontre une chronologie implacable : aucune recherche sur la « gouache » n’est effectuée avant l’ingestion du Destop. Les experts soulignent ce décalage temporel, prouvant que l’accusée a d’abord cherché à sauver Lisa… puis à inventer un alibi. Une préméditation partielle retenue par le juge, qui invalide sa version initiale de l’« accident ».

Le procès historique : les enjeux et réactions autour de l’affaire

Myriam Jaouen comparaît depuis le 1er avril 2025 devant la cour d’assises de Lyon pour « homicide volontaire sur mineur de 15 ans ». L’accusée, qui encourt la réclusion criminelle à perpétuité, maintient une version contradictoire entre son aveu partiel en garde à vue et ses premières dénégations sur la gouache.

L’affaire relance le débat sur le contrôle des professionnels de la petite enfance. À l’instar du procès de Morgane L. – « l’infirmière aux 7 bébés tués » – ou de l’affaire du Val-d’Oise où un père a tué sa fille d’un an, le cas Myriam Jaouen questionne la vulnérabilité des enfants confiés à des structures collectives. Les parents de Lisa, présents à chaque audience, réclament « la vérité jusqu’au dernier mot ».