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Refoulé d’un bar, il fonce en voiture sur la devanture et blesse sept personnes

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Vendredi soir, la quiétude du port d’Étel, dans le Morbihan, a été brutalement rompue par un acte d’une violence inouïe. Un homme, visiblement ivre, a foncé avec sa voiture sur la devanture du bar-restaurant “Le chat qui pêche”, blessant sept personnes dont deux plus sérieusement. Un geste de vengeance insensé qui a choqué toute la communauté et qui vaudra à son auteur d’être jugé dès ce lundi lors d’une comparution immédiate.

“Le chat qui pêche” est un établissement bien connu des habitants d’Étel, apprécié pour sa cuisine de produits de la mer et sa terrasse donnant sur le port. Vendredi soir, l’ambiance y était tranquille jusqu’à l’arrivée d’un client manifestement éméché. Devant son état d’ébriété avancé, le gérant, aidé de quelques habitués, a pris la décision de le raccompagner vers la sortie afin d’éviter tout débordement. Une expulsion qui n’a pas été du goût du suspect.

Quelques minutes après avoir été refoulé du bar, l’homme de 58 ans est revenu à bord de son véhicule. Selon les témoins, il a alors délibérément foncé sur la véranda de l’établissement, où dînait à ce moment-là une dizaine de clients. Le choc a été d’une extrême violence, brisant les vitres et renversant tables et chaises. “J’ai d’abord cru à un attentat”, confie un serveur encore sous le choc. Au milieu des cris et de la panique, un premier bilan faisait état de sept blessés, dont cinq légers et deux plus sérieusement touchés, avec des ITT de 6 et 3 jours.

La nouvelle de cette agression aussi soudaine qu’incompréhensible a rapidement fait le tour de la petite cité portuaire, suscitant émoi et indignation. Une vidéo amateur des événements, partagée sur les réseaux sociaux, a permis de mesurer la violence du choc et la panique des clients. Après avoir pris la fuite, le suspect a rapidement été interpellé par les forces de l’ordre et placé en garde à vue. Une célérité saluée par les habitants, même si beaucoup peinent encore à réaliser qu’une telle scène ait pu se produire dans ce lieu d’ordinaire si paisible.

L’auteur présumé de cette folle vengeance est un homme de 58 ans, habitant la région. Si pour l’heure son casier judiciaire n’a pas été dévoilé, plusieurs témoins ont assuré qu’il avait déjà eu par le passé un comportement agressif, notamment sous l’emprise de l’alcool. “Ce n’est pas la première fois qu’il a des problèmes dans des bars du coin”, assure un client sous couvert d’anonymat. Un penchant pour la boisson qui pourrait expliquer, sans pour autant les excuser, la violence et l’inconscience de son passage à l’acte vendredi soir.

Le parquet de Lorient a rapidement réagi, annonçant la comparution immédiate du suspect dès ce lundi. Il devra répondre de plusieurs chefs d’accusation, dont “violences volontaires aggravées, dégradations graves et conduite en état d’ivresse”. Des faits passibles de plusieurs années de prison ferme, auxquelles pourraient s’ajouter des dommages et intérêts conséquents pour les victimes et le préjudice subi par l’établissement. Une réponse pénale ferme qui semble indispensable au vu de la gravité des actes commis.

Pour les victimes et leurs familles, le choc est encore vif. “On est venu dîner entre amis, pour passer un bon moment. On ne s’attendait pas à finir la soirée aux urgences”, confie l’une d’elles, le bras en écharpe. Tous attendent désormais du procès qu’il permette de faire toute la lumière sur les circonstances de l’agression et que le coupable soit sévèrement puni. “Il doit payer pour ce qu’il a fait, on ne peut pas laisser passer ça”, insiste le père d’un jeune homme blessé. Beaucoup ont reçu de nombreux messages de soutien, témoignant de l’émoi suscité par cette affaire dans la région.

Au lendemain du drame, les employés du “Chat qui pêche” pansent leurs plaies. La véranda, intégralement détruite, témoigne de la violence du choc. “On a tout perdu, la structure, le mobilier, la vaisselle. Il va falloir tout reconstruire”, déplore le gérant, qui a dû fermer son établissement pour une durée indéterminée. Malgré tout, il se veut combatif : “On ne va pas se laisser abattre par un acte isolé. On va renforcer la sécurité, et on compte bien rouvrir dès que possible”. Une détermination partagée par toute son équipe, même si beaucoup confient leur appréhension à l’idée de reprendre le travail.

Au-delà de ce fait divers choquant, cet incident rappelle les ravages que peut causer l’alcool. Chaque année en France, plusieurs milliers d’agressions sont directement liées à une consommation excessive d’alcool. Les bars et restaurants, en première ligne, peinent souvent à gérer ces clients problématiques, malgré les formations et les mesures de prévention mises en place. Pour beaucoup, il est temps que les pouvoirs publics prennent la mesure du problème et renforcent les moyens de lutte contre l’alcoolisme et ses conséquences parfois dramatiques.

L’agression sauvage survenue vendredi soir à Étel est un nouveau rappel que la violence, surtout motivée par l’alcool et la vengeance, n’a pas sa place dans notre société. Il est crucial que la réponse de la justice soit à la hauteur, pour punir le coupable mais aussi dissuader ceux qui seraient tentés de commettre des actes similaires. Toutes nos pensées vont aux victimes, en espérant qu’elles se remettront rapidement de leurs blessures physiques et du traumatisme subi. Quant au “Chat qui pêche”, gageons que la solidarité et le soutien de toute la communauté lui permettront de surmonter cette épreuve et de rouvrir dans les meilleurs délais. Car ce sont aussi nos liens et notre résilience qui font notre force face à l’inacceptable.


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