Une bataille judiciaire pour comprendre l’erreur médicale
Le couple a engagé une action en justice contre l’hôpital, exigeant des réponses sur l’origine de l’infection. « Personne n’a pu nous expliquer pourquoi une ponction ovarienne banale a dégénéré en septicémie », insiste Sophie. Une première expertise médicale doit se tenir en mai 2025, mais le procès pourrait traîner pendant cinq ans. « On veut juste comprendre, pour que ça n’arrive plus à d’autres », plaide Thomas.
Les besoins financiers du couple sont criants : « Les prothèses de doigts ne sont pas remboursées. Celles pour les jambes coûtent des dizaines de milliers d’euros », détaille Thomas. Aménagements du domicile, voiture adaptée… La facture s’alourdit, malgré les 25 000 euros récoltés via une cagnotte solidaire. « Sans ça, on ne s’en sortirait pas », reconnaît Sophie, entre gratitude et amertume.
Un espoir malgré tout : des embryons congelés et une solidarité inattendue
Ironie du sort : la ponction ovariense à l’origine du drame a permis de congeler plusieurs embryons. « C’est une possibilité qui reste dans un coin de notre tête, mais la peur est trop forte aujourd’hui », confie Sophie. Thomas ajoute : « Reprendre la PMA, c’est prendre le risque de revivre l’enfer. On n’est pas prêts ».
Une vague de solidarité a néanmoins soulagé le couple : 25 000 euros ont été récoltés via une cagnotte en ligne. « Ça aide pour les prothèses et les aménagements, mais on sait que ça ne suffira pas », précise Thomas. Entre espoir et appréhension, ils tentent de reconstruire une vie « normale », avec en ligne de mire une question lancinante : « Et si on avait quand même un enfant ? ».