« L’amour seul compte » : les derniers mots bouleversants du père Gilliot à sa sœur
Dans sa lettre d’adieu découverte après son suicide, Claude Gilliot adresse un message poignant à sa sœur et à son beau-frère : « Prévenir ma sœur. Dire que je l’aime, mon beau-frère, je les aime. L’amour seul compte. Annoncez l’Évangile. Dieu est bon et miséricordieux ». Ces phrases, rédigées quelques heures avant sa mort, contrastent avec l’âpreté du conflit l’opposant aux Vedovini.
La sœur du prêtre révèle dans Paris Match l’état de détresse de l’octogénaire : « Il ne dormait plus […] Être évincé de son ministère l’a anéanti ». Un désespoir amplifié par l’impossibilité de célébrer la messe dans son village, ultime blessure pour cet homme décrit par ses proches comme « solaire et passionné par son rôle de curé ». La spiritualité de ses derniers mots résonne comme un écho paradoxal aux accusations portées contre la famille d’Émile.
Funérailles discrètes et incohérences temporelles : les zones d’ombre de l’enquête
Claude Gilliot est enterré le 14 mars 2025 dans la plus stricte intimité, un jour avant les interpellations des Vedovini. Cette concomitance alimente les théories sur un possible lien caché entre les deux événements, malgré les dénégations du procureur. « Pourquoi avoir attendu deux ans pour clore le volet suicide ? », s’interrogent des proches du prêtre, évoquant des « pressions externes » non élucidées.
Si les grands-parents, l’oncle et la tante d’Émile ont été relâchés, l’hypothèse d’un meurtre familial reste privilégiée par une partie des enquêteurs. Les experts soulignent que « la conservation des ossements dans un lieu stérile » suppose une préméditation. Le mystère persiste autour du dernier lieu où Émile a été vu vivant, en juillet 2023, chez ses grands-parents maternels.