Alors que sa mère sort de prison le mois prochain, Logan Gifford révèle l’impensable sur son frère de 15 ans : Il mérite une qualité de vie où…

Julie K.
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Logan Gifford, 26 ans, défraie la chronique judiciaire du Nevada en réclamant la paternité de son frère cadet de 15 ans, né après les viols incestueux perpétrés par leur mère entre 2009 et 2014. Alors que cette dernière s’apprête à sortir de prison le mois prochain, le jeune homme livre un combat inédit pour offrir à l’adolescent « une qualité de vie où il se sent bien », déclenchant une enquête ADN sous contrôle judiciaire.

Un passé familial tragique et une enfance volée

Logan Gifford, 26 ans, subit entre 12 et 17 ans les violences sexuelles de sa mère, condamnée en 2015 à une peine de prison purgée jusqu’en octobre 2025. Le dossier judiciaire révèle une famille disloquée : un frère décédé par noyade en 2013, un cadet de 15 ans placé sous sa garde depuis janvier 2024, et une mère incarcérée au Nevada Department of Corrections. « Être assis ici et dire que mon frère est peut-être le fruit de mon agression sexuelle est une pensée très viscérale », confie-t-il au Las Vegas Review-Journal.

La tragédie familiale prend une nouvelle dimension avec la requête en paternité déposée en février 2024. La mère, interrogée lors de l’audience, nie farouchement cette filiation. Pourtant, Logan assume aujourd’hui pleinement son rôle de tuteur légal : « Il mérite une qualité de vie où il peut être un enfant », insiste-t-il, déterminé à briser le cycle des violences subies durant sa propre adolescence.

Une bataille juridique inédite qui pourrait faire jurisprudence

Le Nevada Family Court examine depuis mars 2025 la requête en paternité déposée par Logan, une première légale pour un cas d’inceste mère-fils. La loi étatique autorise les tests ADN sans consentement maternel si le tribunal l’estime nécessaire, comme l’explique Me Angela Cortez, avocate du jeune homme : « Ce dossier pourrait redéfinir les droits des enfants nés d’agressions sexuelles ». Une procédure accélérée a été demandée avant la libération de la mère.

L’enjeu dépasse la simple filiation : une reconnaissance de paternité obligerait l’État à verser des prestations sociales au mineur, et potentiellement à engager la responsabilité pénale de la mère pour violences reproductive. « Nous avons des preuves médicales datant de 2014 », précise l’avocat, faisant référence aux examens subis par Logan adolescent. La défense maternelle conteste ces éléments, qualifiant la démarche de « chantage émotionnel » dans un mémo judiciaire.

Entre reconstruction personnelle et engagement public : le nouveau visage de Logan

Marié et père d’une belle-fille, Logan cumule aujourd’hui son emploi dans une agence de marketing de Las Vegas avec un rôle actif au sein du comité d’action politique pour la carte d’électeur obligatoire. « Son combat judiciaire n’est qu’un aspect de son engagement », souligne son épouse, Jessica, évoquant son travail nocturne sur des dossiers législatifs. Le couple a obtenu la garde temporaire du frère cadet en janvier 2024, avec l’appui des services sociaux.

Son statut de survivant inspire désormais ses prises de position. Membre fondateur d’un réseau d’entraide pour victimes d’inceste, Logan milite pour un « droit à réparation globale » incluant soutien psychologique et accompagnement juridique. « Protéger ma famille, c’est aussi changer les lois », explique-t-il, référençant son combat pour la réforme du Nevada Voter ID Act, qu’il qualifie de « premier rempart contre l’impunité ».