La disparition d’Émile et le suicide troublant du prêtre Claude Gilliot secouent toujours l’enquête judiciaire. Alors que les tensions au sein de la famille Vedovini avaient déjà mené à une garde à vue des grands-parents en mars 2025, les révélations posthumes du religieux sur « des violences commises par le grand-père » relancent les spéculations. L’affaire prend une dimension dramatique avec la photo interdite d’Émile, partagée par Gilliot avant son exclusion de la paroisse et son suicide, alimentant les questions sur un possible chaînon manquant entre ces événements.
Les tensions familiales à l’origine de l’enquête
Philippe et Anne Vedovini, grands-parents maternels d’Émile, sont placés en garde à vue le 25 mars 2025 pour « homicide volontaire » et « recel de cadavre ». Les écoutes téléphoniques révèlent des « violences physiques » attribuées au patriarche, ainsi que des conflits persistants entre parents et grands-parents du garçon disparu. Malgré leur libération faute de preuves, l’ombre des suspicions pèse durablement sur le clan familial.
La mère d’Émile, Marie Soleil, décrit son propre père comme un individu au « comportement bizarre », selon des sources proches du dossier. Les rassemblements dominicaux d’autrefois ont laissé place à une rupture communicationnelle, réduisant les interactions à l’essentiel. Une source policière confirme : « Les tensions autour de l’éducation d’Émile cristallisaient toutes les rancœurs ».
Claude Gilliot, l’homme qui détenait un secret
Le prêtre ayant baptisé Émile déclenche une tempête en transmettant une photo du garçonnet à Paris Match en 2024. Un geste perçu comme une trahison par les Vedovini, selon les confidences de sa sœur à l’hebdomadaire : « Ils l’ont harcelé jusqu’à ce qu’il craque ». Cette image, jugée anodine par les journalistes, devient pourtant la pièce maîtresse d’un conflit aux conséquences tragiques.
Les révélations posthumes de Claude Gilliot prennent un relief particulier après son exclusion de la paroisse en septembre 2024. « Il m’a confié ses doutes sur Philippe Vedovini dès le début de l’enquête », explique Arthur Herlin sur le plateau de C l’hebdo. Un témoignage qui éclaire sous un jour nouveau les pressions subies par le religieux, longtemps attribuées à un simple différend photographique.
L’accusation explosive du prêtre avant sa mort
Arthur Herlin lève le voile sur les confidences de Claude Gilliot lors d’C l’hebdo : « Il m’a décrit Philippe Vedovini comme un père capable de violences, jusqu’à lui mettre une fessée violente ». Le journaliste de Paris Match précise que ces révélations datent du début de l’enquête, bien avant la garde à vue des grands-parents.
La photo d’Émile partagée par le prêtre aurait servi de détonateur à un conflit latent. « Philippe l’a menacé de le faire chasser de sa paroisse s’il continuait à parler », affirme Herlin. Une intimidation qui aboutit effectivement à l’exclusion de Gilliot en septembre 2024, malgré ses demandes répétées d’explications à l’évêché. « Personne ne l’a soutenu », déplore un proche du religieux.
*La suite de l’article sur la page suivante*