Mort d’Émile : Philippe Vedovini, le grand-père de l’enfant, affronte ce mercredi sa 6ᵉ audition dans le cadre d’une enquête bouleversée par la résurgence de son passé d’éducateur qualifié d’« autoritaire et sournois ». Les grands-parents maternels, l’oncle et la tante d’Émile sont toujours placés en garde à vue pour homicide volontaire et recel de cadavre, tandis que le village du Vernet retient son souffle.
L’enquête s’intensifie autour du grand-père d’Émile
Philippe Vedovini, grand-père maternel du petit Émile, subit ce mercredi sa 6ᵉ audition au sein de la section de recherches de Marseille, dans le cadre d’une garde à vue prolongée pour homicide volontaire et recel de cadavre. Ses avocats évoquent une « coopération totale », malgré une fatigue palpable après près de 48 heures d’interrogatoires. Aux côtés de son épouse Anne Vedovini, ainsi que d’un oncle et d’une tante de l’enfant, il reste placé sous le feu des enquêteurs, qui décortiquent les liens familiaux et les emplois du temps au moment des faits.
Les gendarmes maintiennent une stratégie de pression, selon une source proche du dossier : « La première audition est sympa, la deuxième musclée, la troisième montre la sauce ». Aucun élément matériel probant n’a encore été révélé, mais les auditions successives visent à confronter les versions et à exploiter les déclarations des témoins entendus en parallèle. Le parquet d’Aix-en-Provence qualifie ces interpellations de « programmées », insistant sur leur rôle dans l’avancée critique de l’enquête.
Le passé trouble de Philippe Vedovini refait surface
Les enquêteurs se penchent sur l’histoire professionnelle de Philippe Vedovini, évoquée lors de sa garde à vue. Éducateur dans les années 1980-1990 au pensionnat catholique de Riaumont (Pas-de-Calais), il avait été mis en cause pour des violences présumées sur des pensionnaires, avant d’être placé sous statut de témoin assisté en 2018. Des anciens élèves le décrivent comme un homme « autoritaire, sournois, parfois violent », selon des témoignages exhumés par l’enquête.
Cette révélation alimente les spéculations sur d’éventuels liens entre son comportement passé et les circonstances de la mort d’Émile. Pourtant, le maire de La Bouilladisse, José Morales, défend l’image d’une famille « sans histoire », qualifiant le grand-père de « professionnel de santé sans aucun problème ». Un paradoxe qui trouble les habitants du Vernet, où un riverain confie à BFMTV : « Je n’aurais jamais cru ça. Ce n’est pas possible que la famille ait pu faire une chose pareille ».
Les déclarations choc des avocats
Me Isabelle Colombani, avocate de Philippe Vedovini, assure que son client fait preuve d’une « coopération totale » malgré l’épuisement lié à 48 heures d’auditions. « Une garde à vue prolongée fatigue, mais il faut aller jusqu’au bout », lance-t-elle, soulignant le caractère critique de cette étape. À ses côtés, Me Julien Pinelli, représentant la grand-mère Anne Vedovini, évoque une « épreuve » supplémentaire pour une femme déjà brisée par le drame.
Les enquêteurs jouent la carte de la confrontation, croisant les déclarations des quatre gardés à vue et vérifiant les contradictions dans leurs versions. Aucun élément matériel (téléphone, vêtements, preuves ADN) n’a encore été officiellement cité, mais les auditions visent à déstabiliser les suspects via une pression psychologique calculée. Une source proche du dossier résume : « On ne montre pas toutes ses cartes d’un coup », confirmant que l’enquête reste ouverte à de nouvelles révélations.
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