Mort d’Émile : Perquisition chez le prêtre après son suicide, sa sœur accuse : « Tout est parti de la famille… »

Julie K.
7 Min de lecture

Mort d’Émile : Perquisition chez le prêtre après son suicide, sa sœur accuse : « Tout est parti de la famille… »
Alors que les ossements du petit Émile, disparu en juillet 2023, sont découverts près du Haut-Vernet un an plus tard, une perquisition ébranle le domicile du père Claude Gilliot, prêtre ayant baptisé l’enfant, retrouvé mort par intoxication médicamenteuse le 15 mars. Sa sœur accuse la famille d’Émile d’avoir précipité son suicide, évoquant des tensions liées à la transmission d’une photo aux médias. Le diocèse d’Aix et Arles maintient pourtant le caractère « naturel » de son décès, tandis que l’enquête explore désormais ce lien troublant entre le drame de l’enfant et la fin tragique du religieux.

Le drame d’Émile et la perquisition posthume qui interroge

Le 26 mars 2024, les gendarmes perquisitionnent le domicile du père Claude Gilliot, prêtre dominicain de 85 ans retrouvé mort le 15 mars après une intoxication médicamenteuse. Ce religieux, qui avait baptisé Émile Soleil en 2022, devient un sujet d’intérêt dans l’enquête sur la disparition et la mort de l’enfant, dont les ossements sont découverts en mars 2024 près du Haut-Vernet, neuf mois après sa disparition.

Si les motifs précis de la perquisition restent flous, les autorités semblent explorer un lien potentiel entre le suicide du prêtre et ses conflits avec la famille d’Émile. Ses proches affirment que son exclusion progressive des cérémonies religieuses, orchestrée par les parents et le grand-père de l’enfant, aurait précipité sa « descente aux enfers ». Le diocèse d’Aix et Arles maintient cependant que rien ne remet en cause le caractère naturel du décès.

Qui était le père Claude Gilliot, ce prêtre au cœur d’un mystère ?

Claude Gilliot, 85 ans, était un islamologue réputé et professeur émérite à l’université d’Aix-Marseille. Ce dominicain, membre de l’Ordre des Frères Prêcheurs, occupait une place centrale dans la vie spirituelle locale, notamment après avoir baptisé Émile Soleil en 2022. Son engagement religieux et intellectuel contrastait avec les tensions apparues après la mort de l’enfant.

L’exclusion progressive du prêtre des cérémonies religieuses, exigée par la famille Soleil, l’aurait plongé dans une « crise morale et spirituelle ». Proche des parents d’Émile à l’origine, il perd son ministère actif, un déchirement pour cet homme décrit comme « profondément attaché à son rôle sacerdotal » par ses proches. Un revirement qui précipitera sa chute.

L’accusation explosive de la sœur du prêtre : « Tout est parti de la famille… »

Dans une lettre d’adieu et lors de témoignages recueillis par la presse, la sœur de Claude Gilliot pointe la famille d’Émile comme responsable de son suicide. « J’en veux énormément à cette famille, parce que je pense que tout est parti d’eux », affirme-t-elle, évoquant la transmission d’une photo des parents du petit Émile à la presse locale par le prêtre. Un acte qualifié de « trahison » par Philippe Vedovini, le grand-père de l’enfant.

Ce dernier, placé en garde à vue puis libéré sans poursuites en 2023, n’aurait jamais pardonné au religieux. « Leur altercation houleuse a tout déclenché », insiste la sœur, décrivant une spirale infernale menant à l’exclusion progressive de son frère des activités paroissiales. Une exclusion vécue comme une « mort spirituelle » par le dominicain, selon ses proches.

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