Mort du petit Emile : l’étrange confidence de l’oncle sur son neveu refait surface, Ça devait arriver…

Julie K.
7 Min de lecture

Mort du petit Emile : l’étrange confidence de l’oncle sur son neveu refait surface, Ça devait arriver…

L’affaire Émile Soleil rebondit avec la révélation d’une conversation troublante tenue par l’un de ses oncles le jour de sa disparition, diffusée dans le documentaire « Ligne rouge – Émile : la piste criminelle » sur BFMTV. Alors que les grands-parents maternels et un oncle du garçonnet ont été récemment placés en garde à vue avant d’être relâchés, les enquêteurs s’interrogent sur les stigmates d’un traumatisme facial découverts sur son crâne. Le mode de vie en « autarcie » de la famille Vedovini, évoqué par leur prêtre, et les déclarations ambigües de l’adolescent — « Ça devait arriver » — alimentent les spéculations sur un drame familial.

Le témoignage troublant de l’oncle et les incohérences temporelles

Le voisin du Haut-Vernet rapporte des propos glaçants tenus par l’oncle de 15 ans d’Émile le 8 juillet 2023 : « Ça devait arriver, Emile est intenable ». Il évoque aussi une sieste inhabituelle de l’enfant jusqu’à 17 heures, détail qualifié d’« étrange » par la grand-mère. Ces éléments, mis en lumière dans le documentaire BFMTV, interrogent sur le déroulé précis des heures précédant la disparition.

Les enquêteurs scrutent ces déclarations pour reconstituer la chronologie. Le journaliste Roman Folgoas souligne dans Le Parisien que « l’attitude de l’oncle adolescent » contraste avec l’image d’une famille unie. Le documentaire relance l’hypothèse d’un conflit latent au sein du foyer, alimenté par les contradictions entre les témoignages familiaux et ceux des proches.

Un mode de vie en autarcie et des tensions familiales dévoilées

La famille maternelle d’Émile, installée à La Bouilladisse, vit en « autarcie », selon les termes du prêtre Claude Gilliot. Leur attachement aux traditions catholiques strictes et les méthodes éducatives « fermes » du grand-père Philippe Vedovini, décrites comme « agressives », émergent dans les témoignages. Le religieux évoque même une fessée violente infligée à l’un des enfants, sans lien direct établi avec l’enquête.

Cet isolement volontaire complique l’accès aux informations pour les enquêteurs. « Ils ne laissent personne entrer dans leur intimité », confie un proche au Parisien. L’émission « C à vous » révèle que Philippe Vedovini refusait catégoriquement les caméras pendant les vacances au Haut-Vernet. Un contraste frappant avec l’image d’Émile, présenté comme un enfant « joyeux » par les médias, mais dont l’entourage familial semblait percevoir le comportement différemment.

Les avancées judiciaires et les indices médico-légaux

En mars 2025, les grands-parents maternels, un oncle et une tante d’Émile sont placés en garde à vue pour « homicide volontaire » et « recels de cadavre », avant d’être relâchés sans poursuite après 48 heures. Cette décision judiciaire intervient un an après la découverte des ossements, dont le crâne présente des stigmates anatomiques évoquant un « traumatisme facial violent ».

Les experts soulignent que ces lésions pourraient résulter d’un choc accidentel ou d’un coup. Le procureur Jean-Luc Blachon précise que l’enquête doit encore « déterminer si la mort relève d’un acte volontaire ». Malgré l’absence d’inculpation, ces éléments renforcent la piste criminelle, confirmée par des sources policières à BFM DICI : « Un auteur ne fait plus de doute ».

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