Procès Myriam Jaouen : le choc autour de la mort de Lisa, 11 mois, forcée à boire du Destop
« Mange et tais-toi » : la phrase glaçante prononcée par l’auxiliaire de puériculture Myriam Jaouen résonne ce 1er avril 2025 aux assises de Lyon. Deux ans après le drame survenu à la crèche Danton rêve, le procès dévoile les recherches téléphoniques de l’accusée, trahissant une tentative de dissimuler l’administration mortelle de produit caustique à la fillette.
Chronologie des événements : le matin du 22 juin 2022 à la crèche Danton rêve
8h00 : Fabio B. dépose sa fille Lisa, 11 mois, à la crèche Danton rêve de Lyon, gérée par le groupe People & Baby. Myriam Jaouen, une auxiliaire de puériculture de 30 ans, assure l’accueil. Après avoir calmé les pleurs de l’enfant, le père quitte les lieux. À peine la porte refermée, la fillette recommence à sangloter, déclenchant un enchaînement tragique.
Vers 8h07, alors que la fillette est seule avec Myriam Jaouen, l’employée effectue une première recherche sur son téléphone : « Que faire quand un enfant a mangé un déboucheur pour toilette ? ». Peu après, deux mamans, Marion P. et sa compagne, découvrent Lisa vomissant, allongée sur le ventre. Myriam Jaouen, en panique, tente de rassurer les témoins avant que les secours n’emportent l’enfant à l’hôpital. L’auxiliaire quittera la crèche quelques heures plus tard pour faire… du shopping à La Part-Dieu.
L’acte effroyable : l’administration forcée de Destop et la phrase glaçante
Pour faire taire Lisa, Myriam Jaouen utilise une bouteille de Destop, déboucheur de toilettes contenant de l’acide sulfurique. Elle verse le liquide dans la bouche de l’enfant tout en prononçant : « Mange et tais-toi ». Les images de vidéosurveillance, citées dans l’ordonnance du juge, confirment l’absence de tentative de secours de la part de l’auxiliaire durant les 7 minutes suivant l’ingestion.
L’état de la fillette se détériore rapidement : vomissements, brûlures internes et perte de conscience. Les témoignages des deux mères présentes sur place décrivent une scène « cauchemardesque », avec Lisa prostrée sur le sol et Myriam Jaouen tentant désespérément de justifier la présence de « gouache » autour de la bouche du bébé. Une version contredite par ses recherches ultérieures sur la toxicité des peintures acryliques.
La tentative de camouflage : shopping, mensonges et interpellation au parc
Après le départ des secours avec Lisa, Myriam Jaouen quitte précipitamment la crèche. Entre 10h30 et 12h00, elle effectue des achats au centre commercial La Part-Dieu, comme le prouvent les relevés de ses déplacements géolocalisés. Pendant ce temps, les médecins constatent l’irréversibilité des lésions causées par le Destop sur les organes de la fillette.
Vers 14h00, les forces de l’ordre localisent l’auxiliaire via son téléphone portable au parc de la Tête d’Or. Lors de son interpellation, elle affirme d’abord que Lisa a « accidentellement ingéré de la gouache ». Un mensonge éventé par les experts, qui relèvent l’absence totale de traces de peinture dans la crèche. Ce n’est qu’en fin de garde à vue qu’elle avoue avoir « pété un câble » et versé le Destop volontairement.
*La suite de l’article sur la page suivante*